[FOOTBALL] ๐๐ ๐๐ข๐จ๐ฃ๐ ๐๐ ๐'๐๐ก๐ร๐ฃ๐๐ก๐๐๐ก๐๐… ๐ ๐๐๐ฆ ๐'๐๐ก๐ร๐ฃ๐๐ก๐๐๐ก๐๐ ๐๐ ๐ค๐จ๐ ?
La Coupe
de l'Indรฉpendance qui dรฉbute le 4 aoรปt prochain ร Libreville est prรฉsentรฉe
comme l'un des temps forts des cรฉlรฉbrations nationales. Pourtant, derriรจre
l'engouement suscitรฉ par cette compรฉtition, une question mรฉrite d'รชtre posรฉe :
pourquoi relancer une Coupe de l'Indรฉpendance de football alors que la Coupe du
Gabon, compรฉtition historique, demeure absente ? Et surtout, pourquoi faire de
cette fรชte nationale l'affaire d'une seule discipline ?
La Coupe de l'Indรฉpendance qui dรฉbute le 4 aoรปt prochain a tout pour sรฉduire. Les neuf provinces seront reprรฉsentรฉes, les talents locaux auront l'occasion de s'exprimer, les jeunes pourront cรดtoyer quelques joueurs professionnels et, pendant deux semaines, le football retrouvera une place centrale dans les festivitรฉs nationales.
Sur le papier,
difficile de ne pas applaudir.
Mais une question, simple et pourtant essentielle, s'impose : pourquoi crรฉer ou remettre en avant une Coupe de l'Indรฉpendance quand la Coupe du Gabon, elle, n'a toujours pas retrouvรฉ sa place dans le calendrier national ?
La Coupe du Gabon n'est pas une compรฉtition quelconque. Elle fait partie du patrimoine sportif national. Elle est l'รฉpreuve qui permet aux petits clubs de rรชver d'exploits face aux grands, celle qui rapproche les divisions, les provinces et les supporters. Depuis son interruption, les amoureux du football attendent son retour. En vain.
ร dรฉfaut de
rรฉpondre ร cette attente, on leur propose une autre compรฉtition.
Est-ce un
remplacement ? Une solution provisoire ? Ou simplement un nouvel รฉvรฉnement
destinรฉ ร combler un vide que personne n'a rรฉellement expliquรฉ ?
Les
interrogations ne s'arrรชtent pas lร .
Car si cette
compรฉtition s'appelle Coupe de l'Indรฉpendance, pourquoi ne
cรฉlรจbre-t-elle que le football ?
L'indรฉpendance du Gabon appartient ร tous les Gabonais, pas uniquement aux footballeurs.
Oรน sont le handball, le basketball, le volleyball, l'athlรฉtisme, le judo, la boxe, le taekwondo ou encore les sports traditionnels ? Ces disciplines n'ont-elles pas, elles aussi, des champions, des bรฉnรฉvoles, des entraรฎneurs et des milliers de pratiquants qui contribuent chaque jour au rayonnement du sport gabonais ?
Le message
envoyรฉ est pour le moins paradoxal.
D'un cรดtรฉ, les
autoritรฉs affirment vouloir promouvoir toutes les disciplines. De l'autre, la
plus grande fรชte sportive liรฉe ร l'Indรฉpendance semble rรฉservรฉe ร une seule
fรฉdรฉration.
Le football est incontestablement le sport le plus populaire du pays. Personne ne le conteste. Mais รชtre le plus populaire ne signifie pas devoir รชtre l'unique bรฉnรฉficiaire des cรฉlรฉbrations nationales.
Pourquoi ne pas
imaginer une vรฉritable Semaine nationale du sport, oรน chaque discipline
disputerait sa Coupe de l'Indรฉpendance ? Les infrastructures existent, les
ligues sont prรฉsentes et les athlรจtes ne demandent qu'ร dรฉfendre les couleurs
de leurs provinces.
Une telle formule donnerait un sens beaucoup plus profond ร cette cรฉlรฉbration. Elle ferait de l'Indรฉpendance une fรชte du sport gabonais dans toute sa diversitรฉ, et non le rendez-vous exclusif d'un seul ballon.
Au fond, la
Coupe de l'Indรฉpendance n'est pas le problรจme.
Le vrai dรฉbat est ailleurs : peut-on cรฉlรฉbrer l'unitรฉ nationale ร travers le sport tout en laissant de cรดtรฉ la majoritรฉ des disciplines ? Et surtout, comment expliquer que l'on trouve les moyens d'organiser une nouvelle compรฉtition, alors que la mythique Coupe du Gabon attend toujours son retour ?
Autant de
questions qui mรฉritent des rรฉponses. Car une fรชte nationale est plus forte
lorsqu'elle rassemble tout le sport, et non lorsqu'elle donne le sentiment que
certaines disciplines comptent davantage que les autres.



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