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Avec l’organisation de son tout premier stage national de haut niveau pour arbitres et coachs, le taekwondo gabonais vient peut-รชtre d’amorcer un vรฉritable changement de cap. Au-delร  de la formation, c’est une ambition nouvelle qui se dessine : celle de faire du Gabon un acteur crรฉdible du dรฉveloppement du taekwondo africain.


Il y a des รฉvรฉnements qui passent presque inaperรงus, et pourtant ils marquent un tournant. Le stage national de formation des arbitres et coachs organisรฉ ce week-end par la Fรฉdรฉration gabonaise de taekwondo fait incontestablement partie de ceux-lร .

Pendant trois jours, le Gabon a accueilli, pour la premiรจre fois de son histoire, une formation de haut niveau encadrรฉe par Benradi Tarik, prรฉsident de la Commission d’arbitrage de l’Union africaine de taekwondo. Une premiรจre qui en dit long sur les ambitions nouvelles de cette discipline.

Longtemps, le sport gabonais a souffert d’un dรฉficit de formation technique. On parlait souvent des athlรจtes, rarement des arbitres, des coachs ou encore de ceux qui structurent rรฉellement une fรฉdรฉration. Cette fois, la Fรฉdรฉration gabonaise de taekwondo semble avoir compris qu’aucune performance durable ne peut exister sans compรฉtence locale solide.

La prรฉsence du ministre des Sports, Paul Ulrich Kessany, et du prรฉsident du Comitรฉ national olympique, le Gรฉnรฉral Sylvain Florient Pangou Mbembo, n’รฉtait pas anodine. Elle traduit une reconnaissance institutionnelle d’un travail qui commence ร  produire des rรฉsultats visibles.

Au-delร  des parchemins remis aux stagiaires, c’est surtout un signal fort qui a รฉtรฉ envoyรฉ : le Gabon veut dรฉsormais compter dans le dรฉveloppement du taekwondo africain. Et les rรฉsultats obtenus par les participants, jugรฉs satisfaisants, montrent que les bases existent.

Reste maintenant ร  transformer l’essai. Car le plus difficile commence souvent aprรจs les cรฉrรฉmonies officielles : maintenir le rythme, multiplier les formations et donner aux techniciens locaux les moyens d’appliquer ce qu’ils ont appris.

L’annonce d’un stage international en juillet prochain apparaรฎt alors comme une suite logique et prometteuse. Si cette dynamique est maintenue, le Gabon pourrait rapidement devenir une place montante du taekwondo sous-rรฉgional. Et cette fois, il ne s’agira plus seulement d’organiser, mais aussi de rayonner.


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