[VOLLEYBALL] ๐๐ ๐ฉ๐ข๐๐๐๐ฌ-๐๐๐๐ ๐ร๐ ๐๐ก๐๐ก ร ๐’๐๐ฆ๐ง๐จ๐๐๐ฅ๐ : ๐’๐จ๐ฅ๐๐๐ก๐๐ ๐’๐จ๐ก ๐ฆ๐จ๐ฅ๐ฆ๐๐จ๐ง
ร
l’issue de la finale dames de la Coupe de dรฉbut de saison de la Ligue de
l’Estuaire, disputรฉe le samedi 14 fรฉvrier 2026 ร Libreville, un constat saute
aux yeux : le niveau du volley-ball fรฉminin ร l’Estuaire, et partant du Gabon,
est en nette rรฉgression depuis la reprise post-Covid-19. Un signal d’alerte qui
appelle ร une refondation en profondeur.
La
finale dames jouรฉe en 99 minutes, bien en dessous des standards d’antan (en
moyenne 1h30 entre 2018 et 2019), le samedi 14 fรฉvrier dernier ร Libreville,
n’a pas tenu ses promesses. Peu d’intensitรฉ, un engagement irrรฉgulier, des
approximations techniques : le spectacle รฉtait loin du niveau affichรฉ en 2019. Et
pourtant, l’affiche รฉtait la mรชme.
Funny
Volleyball Club retrouvait
l’ex-Manga-DFIP. Les mรชmes รฉcuries, mais pas la mรชme qualitรฉ
de jeu. Lร oรน, il y a quelques annรฉes, ces confrontations donnaient lieu ร des
batailles tactiques et physiques de haut niveau, la rรฉcente finale a laissรฉ
transparaรฎtre un essoufflement.
Une
tendance confirmรฉe la saison derniรจre
Ce recul ne date pas d’hier. Dรฉjร au cours de la saison derniรจre, le niveau gรฉnรฉral avait baissรฉ. Un club comme Kwan Institut Volley, fort de son histoire, voit aujourd’hui son รฉquipe fรฉminine marquer le pas. La progression attendue tarde ร se matรฉrialiser, ce qui suscite des interrogations quant ร la capacitรฉ du staff technique ร porter efficacement le projet de relance et ร transformer les ambitions en rรฉsultats concrets.
Pourtant,
l’arrivรฉe d’Arel Ntoug ร la tรชte du club a insufflรฉ un vรฉritable regain
de vitalitรฉ, laissant entrevoir des perspectives encourageantes notamment chez les messieurs. Reste
dรฉsormais au staff ร traduire cette dynamique en performances tangibles sur le terrain.
La
satisfaction est venue de l'AS Lova, vรฉritable surprise de la saison, qui
a su bousculer la hiรฉrarchie รฉtablie. Dans un autre registre, Ndzimba Volleyball apparaรฎt aujourd’hui comme l’un des rares clubs ร maintenir une dynamique de
formation. Mais cela reste insuffisant ร l’รฉchelle de la province et du pays.
Le
nลud du problรจme : la formation ร la base
La question centrale demeure celle de la formation. Former ne signifie pas seulement encadrer des adolescentes en deuxiรจme partie de jeunesse, au moment oรน l’athlรจte tend dรฉjร vers l’รขge adulte. La formation doit commencer dรจs le bas รขge, ร l’initiation, ร la dรฉcouverte des fondamentaux techniques et moteurs.
C’est
dans cette logique que s’inscrit le modรจle de Mangasport de Moanda, qui
mise sur un travail en profondeur dรจs les catรฉgories les plus jeunes. Ce type
d’approche permet de construire des joueuses techniquement solides et
mentalement prรฉparรฉes aux exigences du haut niveau.
Des
causes multiples et structurelles
Au-delร
de la formation, plusieurs facteurs expliquent cette rรฉgression :
- Le dรฉficit
de renouvellement des effectifs.
- Les
contraintes professionnelles qui limitent la disponibilitรฉ des joueuses.
- Les
maternitรฉs, rรฉalitรฉs naturelles qui fragilisent les effectifs en l’absence
d’un vivier suffisamment รฉtoffรฉ.
- Les
difficultรฉs de recrutement extรฉrieur pour des clubs habituรฉs comme Funny ou
l’ex-Manga-DFIP.
- L’absence
d’une vรฉritable Direction Technique Nationale capable d’harmoniser les
contenus d’entraรฎnement et de dรฉfinir les profils d’encadreurs selon les
catรฉgories.
Il
convient nรฉanmoins de rappeler qu’un soutien financier existe, mais il est
destinรฉ aux associations juridiquement et administrativement ร jour. Cette
exigence impose aux clubs une rigueur organisationnelle indispensable pour
prรฉtendre ร un accompagnement durable.
L’impรฉratif d’un sursaut collectif
Le
volley-ball fรฉminin ร l’Estuaire a dรฉjร prouvรฉ qu’il pouvait atteindre un
niveau compรฉtitif honorable. Les confrontations de 2018 et 2019 en sont la
preuve.
Aujourd’hui,
le constat est clair : sans une politique ambitieuse de formation dรจs le bas
รขge, sans structuration technique cohรฉrente et sans engagement collectif; de
la fรฉdรฉration aux ligues en passant par les clubs, le dรฉclin risque de
s’installer.
La
finale de samedi 14 fรฉvrier dernier doit รชtre perรงue non comme une fatalitรฉ, mais comme un
signal d’alarme. Il est encore temps de se ressaisir, pour รฉviter que le
volley-ball fรฉminin gabonais ne revive un nouveau cycle d’illusions suivies de
dรฉsillusions.






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