[CAN 2026] ๐๐ ๐ก๐๐๐๐ฅ๐๐, ๐๐ ๐๐ข๐ก๐ฆ๐ง๐๐ก๐๐ ๐ฅร๐๐ข๐ ๐ฃ๐๐ก๐ฆร๐
Il y a des matches sans buts qui disent pourtant beaucoup. Celui disputรฉ ce samedi au stade Mohammed V de Casablanca, entre le Nigeria et l’รgypte, appartient ร cette catรฉgorie. Quatre-vingt-dix minutes รขpres, tendues, sans รฉclat offensif, mais riches en enseignements, avant que les Super Eagles ne s’imposent aux tirs au but (0-0, 4 tab 2) pour s’emparer de la troisiรจme place de la Coupe d’Afrique des nations.
Dans
cette soirรฉe oรน les nerfs ont pesรฉ plus lourd que les jambes, le Nigeria a pu
compter sur un homme : Stanley Nwabali. Le gardien nigรฉrian a endossรฉ le
costume de hรฉros en stoppant les tentatives de Mohamed Salah et Omar
Marmoush, symboles d’une รgypte pourtant rompue aux grands rendez-vous. Un
clin d’ลil cruel pour les Pharaons, souvent maรฎtres de l’exercice, mais cette
fois trahis par la luciditรฉ.
Le
Nigeria, lui, a fait parler son sang-froid. Ademola Lookman, entrรฉ en
dรฉbut de seconde pรฉriode, n’a pas vacillรฉ au moment dรฉcisif, transformant son
tir au but et offrant ร son pays une mรฉdaille de bronze au goรปt particulier.
Car
ce succรจs n’est pas anodin. Il marque la neuviรจme troisiรจme place du
Nigeria dans l’histoire de la CAN. Un chiffre qui ne fait pas toujours rรชver,
mais qui raconte une vรฉritรฉ essentielle : celle d’une sรฉlection constamment
prรฉsente, rarement absente des grands rendez-vous, et toujours capable de se
relever, mรชme aprรจs les dรฉceptions.
ร
Casablanca, sans รฉclat tapageur mais avec caractรจre, les Super Eagles ont
rappelรฉ que la grandeur ne se mesure pas uniquement ร l’or ou ร l’argent.
Parfois, la constance vaut aussi son pesant d’histoire.



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